lundi 16 octobre 2017

Tag PKJ : Les livres préférés

Une fois n'est pas coutume, je les vois de plus en plus passer sur les réseaux, j'ai eu envie de tenter un tag PKJ ! Et, évidemment, je n'ai pas choisi le plus facile pour commencer :3 C'est parti !





1) Quel est votre livre one-shot préféré (livre en un seul volume qui n'a pas de suite) ?
(Legardinier, forcément !)

2) Quelle est votre série préférée? (Si vous répondez Harry Potter, citez également votre 2e série livresque préférée.)
Dur de choisir, mais j'ai pris un classique de mes années ado et une saga de fantastique français : je peux relire ces sagas encore et encore !

3) Quel est votre auteur préféré ?
 En contemporain : Gilles Legardinier !
En classique : Alexandre Dumas !
(pouvais pas ne pas citer les deux !)

4) Quelle est votre meilleure lecture de l'année en cours ?
 Je suis pas sûre que ce soit la meilleure, mais elle m'a vraiment marquée et je l'aime trop !

5) Citez un livre dont vous n'attendiez pas grand chose et qui est finalement devenu l'un de vos livres préférés.
J'ai dû le lire au lycée, et j'ai fini par le relire et le relire et le relire ! Tellement cool !


6) Quel est votre PKJ préféré ?


Les deux ont fait battre mon coeur !


7) Quel livre conseillez-vous souvent autour de vous ?
Tous les romans de Gilles Legardinier :D
(donc, Complètement cramé !
 
8) Quel était votre livre préféré lorsque vous étiez enfant ?
Un vieux PKJ; en plus !!


9) Citez un de vos livres préférés dans un genre que, normalement, vous aimez moins.


10) Citez un de vos livres préférés que peu de gens connaissent.
 
Tous les deux sont des perles mais tellement à lire !

C'est toi le chat (Laura Trompette)

Un chat abandonné.
Un chef cuisinier veuf et père.
Une enfant singulière.
Une femme sous emprise.
Lorsque quatre vies tourmentées entrent en collision, n’est-ce pas un signe du destin ? À six mains et huit pattes, seront-ils plus forts ?
Chahutés mais jamais vaincus, nos héros prouvent que rien n’est immuable tant que l’on est vivant.

Non, non, vous ne rêvez pas ! C’est bien une nouvelle chronique sur le blog ! La deuxième du mois d’octobre 2017 ! Et je ne crois pas que la neige soit prochainement annoncée par la météo, mais je ne suis sûre de rien… hihi !

C’est toi le chat nous embarque auprès d’une petite bande familiale. Harold est un chat qui vient d’être abandonné, au caractère assez bien trempé, et qui va être accueilli dans une famille un peu atypique : celle de Paul et Louise, qui vivent sans Aurélia. Il manque une maman et une femme, et aucun des deux ne se construit très bien, même s’ils font de leur mieux. L’arrivée d’Harold coïncide avec beaucoup de vagues dans cette famille : Paul qui essaie de sortir à nouveau, puis qui va rencontrer quelqu’un sans trop savoir comment, Louise qui est beaucoup plus évoluée intellectuellement et qui souffre déjà à l’école. Et le chat, au milieu, qui va essayer de survivre… un savant mélange bien onctueux !

En débutant ce roman, je ne savais pas trop quoi penser. J’avais déjà croisé le nom de Laura Trompette sur des couvertures de romans qui ne me faisaient pas forcément envie. Mais le chat, l’aspect psychologique présentés dans le résumé m’ont convaincue. Quelle bonne idée j’ai eu de lui laisser sa chance !

Laura Trompette nous démontre très vite que sa plume est douce, précise, et qu’elle sait s’accorder à ses personnages. Difficile de confondre la narration d’Harold et celle de Paul ! Elle fait véritablement émerger la personnalité de chacun dès le début, puis parvient à créer une évolution dans leurs caractères au fur et à mesure, ce qui est assez fort. Surtout quand on voit l’épaisseur du roman ! En plus de cela, nous sommes confrontés à un (voire deux !) points de vue masculin, ce qui change pas mal la dynamique de la « romance », et je dirais même de l’histoire en général. C’était fascinant !

Là où j’ai été curieusement surprise aussi, ça a été de me dire que la narration avec Paul ressemblait parfois à ce que je trouvais dans les romans de Gilles Legardinier, dans la façon de nous présenter les choses. Ça m’a beaucoup charmée, parce que c’était simple, humain, et touchant. Et tout le long du roman regorge de passages soit très drôles et cocasses, directs, avec Harold, soit de touches plus humaines, douces et convaincantes de la part de Paul. Je pense qu’il faut beaucoup de psychologie et de sensibilité à l’autre pour réussir à écrire un bouquin comme ça, sans se perdre dans une narration trop complexe et aller à l’essentiel. Pour moi, Laura Trompette l’aura très bien réussi !

En plus de cela, la thématique centrale de (re)construction est très enrichissante. De bien des façons, l’auteure nous invite à changer notre regard sur différentes choses, à la tolérance, et la tolérance envers soi-même. Louise est pour cela un bel exemple, parce que son enfance n’est vraiment pas évidente, et ses proches l’accompagnent comme ils le peuvent, avec beaucoup d’amour et de tendresse. Paul aussi est bien entouré, même s’il fait face à des défis qu’il n’aurait jamais imaginés.

Après, n’allez pas croire que le roman est pesant, au contraire ! Il se lit de façon très fluide, très légère, même si on ne peut éviter de se plonger dedans parfois avec un peu de gravité, vu les thèmes abordés. Comme le tout est abordé avec simplicité, sans fioritures, c’est juste un plaisir à lire, mais qui fait aussi réfléchir. Avec l’automne qui s’installe véritablement, c’est super à lire avec une boisson chaude sous un plaid !

Et comme je n’ai pas grand-chose de plus à dire, hormis que le rythme est prenant, tranquille, et que l’alternance des points de vue donne un bon dynamise au roman, je vais clore cette chronique ! On dirait que la douce efficacité de la plume de Laura Trompette m’aura contaminée (du moins, je l’espère !).

Je vous conseille donc C’est toi le chat, une histoire qui regorge de jolis messages, dans laquelle vous rencontrerez un chat au caractère bien trempé, au langage assez châtié (aha), tout en côtoyant une famille en reconstruction, tranquillement mais sûrement. Ce roman est doux, réaliste et touchant, avec une plume très maîtrisée et chaleureuse, qui met en valeur des personnages intéressants et riches. Aucun jugement, au contraire, c’est une invitation à avancer sur le chemin de la vie, surtout quand on n’a pas été épargné. Ce sera donc un 17/20 pour moi !

lundi 9 octobre 2017

Cha' papote : La vitesse de lecture

On repassera sur la photo qui n'est pas la meilleure, mais c'est joli, en vrai !


Avant-propos : Ne faites pas trop attention à l’humour douteux qui se dégage du titre. Je n’ai pas pu résister à la tentation d’utiliser mon surnom (encore une fois !) pour un jeu de mots !

Bonjour à tous !
Que vous soyez de passage ou que vous me suiviez depuis plus ou moins longtemps, je vous écris mon premier article de papotage. Il me semble que c’est chose courante concernant les blogs (livresques ou non), mais de mon côté, après plusieurs années de blogging, c’est bien la première fois qu’un sujet s’impose à moi pour que j’en discute. Poser des questions de type existentielles ? Carrément ? Autrement, c’était le néant.
Bref ! Je n’ai pas écrit sur le blog depuis un bye, attendez-vous à ce que je sois bavarde. Pardon pour ceux qui préfèrent les articles courts, concis et allant direct au but, j’aime bien m’égarer pour revenir en force.
Donc revenons à notre sujet : la vitesse de lecture.

Je ne sais pas vous, mais personnellement, je lis assez vite. Je suis bien loin de certaines de mes collègues de blog qui lisent à une vitesse qui m’épate et m’effraie. Quand vient le temps des comparaisons du nombre de lectures par année, je suis toujours amusée de voir combien les plus grandes dévoreuses de la blogo ont pu lire. Ça me fascine !
Mais voilà, si je fais partie de ceux qui peuvent lire une centaine de romans par année, et sans complexe à la base, ce n’est pas le cas de tous. Certains en liront 200, 300 ou plus ! Ils font partie de cette catégorie que je viens de mentionner : des dévoreurs qui ont mon admiration et provoquent aussi un certain effroi. Parce que je les compare à mon expérience de lecture, et que de fait, je trouve que c’est un truc de fou de lire encore plus ! Mais je les admire, encore une fois.
Et puis, certains liront beaucoup moins que la centaine que je viens de mentionner. Et c’est bien normal ! Nous avons tous nos rythmes de lecture, de vie, qui influencent sur ce que nous pouvons lire et à quelle vitesse. Nous l’expérimentons souvent : les semaines chargées, c’est plus difficile. Pendant un weekend avec des potes, en amoureux, en famille, on ne lira pas non plus de la même manière. Il y a plein de paramètres qui font varier la vitesse de lecture.
Mais ça, c’est la généralité : vous lisez à un certain rythme dans l’année, pour un certain nombre de romans en moyenne, et ça varie un peu selon les périodes. Ok, d’accord.
(Note : j’ai vraiment l’impression de faire un exposé. C’est très perturbant, et en même temps, je crois que je m’éclate !)

Je discute souvent de ma passion pour la lecture avec les gens que je côtoie ou rencontre. J’ai toujours un truc à lire sous la main, dans mon sac, et on me voit rarement trimbaler le même bouquin d’une semaine sur l’autre. Les gens sont souvent surpris, la première fois qu’on discute du sujet, d’apprendre que je lis autant. Ce qui est devenu une habitude me revient donc parfois un peu en pleine face. Je ne le reproche pas du tout à ceux qui m’en font la remarque, puisque je suis aussi surprise de ceux qui lisent plus que moi.
Là où je me questionne et où je réfléchis, c’est que j’en suis venue à éprouver de la culpabilité. Culpabilité de lire autant, surtout. Et il est possible que certains éprouvent de la culpabilité à ne pas lire assez, suivant avec qui on discute.
Je n’ai pris conscience de cette culpabilité qu’en parlant avec une collègue de travail qui aime affreusement lire comme moi. Et qui dévorait les bouquins, avant, mais manque de temps maintenant. J’ai eu l’impression de me sentir comprise, dénuée de tout sentiment de culpabilité et de pouvoir lui parler franchement, sans me trouver d’excuses.
Des excuses ? Mais pourquoi me trouver des excuses ? Eh oui, parfois, quand je discute avec des gens qui ne côtoient pas comme moi (comme vous, peut-être) la sphère un peu littéraire/livresque (j’avais pas envie de choisir entre les deux mots, aha), j’essaie de rationnaliser ma passion de la lecture.
« Oh, tu sais, parfois, quand je fais les nuits au boulot, j’ai des insomnies, donc je lis. Ça va vite, ensuite, tu sais. »
« Naturellement, je lis plutôt vite, puis 300 pages, il n’est pas si épais, ce bouquin. »
« Je lis tellement plus vite sur liseuse, c’est un truc pas croyable. »
Je pourrais en décliner tellement d’autres, mais cela n’apporterait pas tant pour l’article.
J’essaie donc de minimiser ma vitesse de lecture. J’essaie de la normaliser. C’est un peu bête, en fait, de vouloir normaliser ça, quelque part. Parce que personne ne lit de la même manière. Nous n’avons pas les mêmes envies de lecture, qu’il s’agisse de goût ou d’implication. Certains aiment lire un roman comme on reste dans un film : immergés du début à la fin. D’autres préfèrent de la jouer séries : en plusieurs épisodes. D’autres commencent un bout et finiront plus tard, quand l’envie reviendra. C’est le but de la lecture : pouvoir s’adapter à chacun.
En gros, ça veut dire que je devrais assumer ma vitesse de lecture et sourire sans complexe aux gens qui s’étonnent que je lise autant. Et que les autres devraient sourire à ceux qui leur font sentir qu’ils ne lisent pas assez vite.
Cela étant, je pense que cette culpabilité vient de plusieurs choses, et en premier lieu, l’aspect financier. Pour lire des livres, il faut les acheter. Et il est possible que certains aient du mal à intégrer qu’on puisse dépenser « autant » en romans et autres. J’ai mis des guillemets, parce que nous nous n’achetons pas tous, nous n’achetons pas tout, et que nous investissons selon nos choix (et qu’on emprunte aux amis, à la biblio, qu’on relit, qu’on… bref). D’autres iront faire des voyages. D’autres de bons restos. D’autres des sorties entre amis. On pourrait décliner ça à l’infini. C’est juste investir dans des centres d’intérêt qui nous sont propres.
Sauf que là, je m’égare. Je m’éloigne de mon sujet principal : la vitesse de lecture, et la culpabilité qu’elle peut engendrer chez nous (ouaip, maintenant je vous inclue, parce que je sais que je ne suis pas la seule à la ressentir. Ou peut-être que si ? Rassurez-moi !).
Et comme je vais bientôt tourner en rond, je vais clore l’article (qui n’aura sans doute pas été une grande réussite, mais c’était cool de vous parler par clavier interposé comme ça !). Je lis ma centaine de romans par année, ou moins, ou plus, et vous, vous en lisez le nombre que vous désirez aussi. Chacun est libre de lire sans culpabilité ! Prenons juste conscience que notre vitesse de lecture est une facette de nos personnalités, de nos besoins et nos envies à une certaine période (je ne garantis pas que je lirai encore autant dans 3 ans, c’est un fait). Et avec ce que j’ai écrit plus haut, je me dis qu’on peut aussi se dire que les réactions des autres impliquent d’autres variables que la simple « vitesse de lecture » : l’investissement financier, le temps libre dont nous disposons, le choix de nos passions… nous sommes tous uniques, et la confrontation de nos univers spécifiques provoque des réactions. Parfois similaires et à la longue gênantes, parfois particulières et libératrices.
Tant que ça ne nous empêche pas de lire comme on le souhaite ! Il y a déjà bien assez de choses pour nous cadrer à ce niveau-là !
Qu’en pensez-vous ? Quelle est votre vitesse de lecture et votre ressenti par rapport à elle ? Comment les gens réagissent quand vous leur en parlez ?

Ce « Cha’ papote » a-t-il été intéressant ou juste vain ? N’hésitez pas à me faire un retour aussi, parce que c’est un début et si ça doit être une fin, je dois le savoir xD

La part de l'aube (Éric Marchal)

Lyon, septembre 1777. Antoine Fabert est avocat au barreau lyonnais. De l'avis général, c’est le meilleur de tous. Pourtant, il n'a jamais plaidé, contrairement à Prost de Royer, son célèbre ami et associé. Des écrits gaulois sont découverts à Fourvière, les textes d'un druide du nom de Louern, qui vont propulser Antoine au centre d'une bataille pour le rétablissement de la réalité historique. Cette bataille portera en elle les prémisses de la révolution des esprits. Antoine et ses proches, Antelme de Jussieu, historien paralytique, Camille Delauney, rédacteur de la première gazette sur l'actualité locale, et la comédienne de l'Ambigu-Comique Michèle Masson seront confrontés à un groupe d'espions baptisés les Lugduniens sur la trace du trésor du druide Louern, dont la découverte pourrait à elle seule renverser la royauté. S’affirmant comme le Ken Follett français, Éric Marchal tisse, sur le thème des origines de la France, une passionnante course-poursuite qui nous plonge dans les arcanes de la justice, de la presse, de l’imprimerie et du théâtre, à la veille de la Révolution française. Une aventure où il faudra aussi compter sur des araignées tisseuses de fils d'or, l'avènement de la poire de terre et la fin du monopole de la boulangerie lyonnaise, le procès d'un musicien inculpé de meurtre, le baquet magnétique de Mesmer, une pièce de théâtre dont l'auteur n'existe pas, et l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Non, vous ne rêvez pas ! Après un nouvel article peu commun sur le blog, me voici de retour avec une chronique ! Je tenais absolument à vous parler d’un roman avec lequel je me suis évadée pendant plus de deux semaines.

La Part de l’aube nous embarque dans le Lyon du 18ème siècle, auprès d’Antoine Fabert, un avocat à la mémoire prodigieuse qui va plancher sur des textes et des objets pouvant remettre en cause toutes les idées que l’on se fait à l’époque sur les gaulois. Et s’ils n’étaient pas les barbares que l’on croit ? Antoine est lancé sur une piste, et bien décidé à fouiller jusqu’à avoir des réponses. Mais le pouvoir n’est pas d’accord… et les obstacles seront nombreux. Au milieu de ce Lyon où nous découvrons tout, qu’adviendra-t-il d’Antoine et de ses proches ? La vérité éclatera-t-elle ?

Alors mea culpa, j’ai essayé de faire un résumé de type minimaliste, parce que c’est un gros pavé de 600 pages, et que toute la richesse de ce roman ne peut se traduire en quelques phrases. Du coup, j’ai centré l’intrigue sur Antoine, parce que c’est lui qu’on suit le plus, et qui représente un peu le nœud de tout, mais nous suivons aussi Camille et Anne, Antelme de Jussieu, François Prost de Royer, Marc de Ponsampierre et tant d’autres. Et c’est tout bonnement fascinant !

Bon, je vous l’avoue, le début est un peu difficile, surtout quand on n’est pas habitué au genre. Mais j’avais décidé que je lui offrais sa chance, à ce roman, et si j’ai mis du temps à le lire, au final, je ne suis absolument pas déçue de ma découverte. La preuve en est, puisque je vous en fais une chronique !

Il était important pour moi de vous présenter ce roman qui nous dépeint la ville de Lyon comme peu la connaissent. On entend souvent parler dans les romans historiques de Paris à plusieurs époques, mais c’est la première fois que je lis quelque chose sur Lyon (je ne dis pas que ça n’existe pas, mais que je n’en ai jamais croisé), et en plus à l’époque des Lumières ! Je suis toujours férue d’Histoire, et quand la fiction s’implante dans l’Histoire, je trouve ça top. Le sujet ne pouvait que me passionner, en plus ! Et il faut le dire : tout a été traité avec brio, avec des personnages auxquels on s’attache véritablement.

Le contexte a été décrit avec beaucoup de finesse : j’ai eu l’impression d’évoluer au milieu de ce Vieux Lyon, avec ses mœurs, ses affaires courantes, ses difficultés… le lecteur est véritablement transporté. C’est un vrai voyage qu’il effectue ! Suivre plusieurs personnages ayant des âges différents a aussi beaucoup aidé : Antoine est avocat, Camille aspirant journaliste, Marc tisserand… tous sont liés ou le deviennent au fil des pages, et apportent encore un peu plus à la richesse de l’histoire. Même Camille, qui au départ nous apparaît juste comme un petit jeune un peu lourdaud et rêveur. Mais non ! Chacun a matière à nous surprendre, même Marc qui m’aura définitivement dégoûtée avec ses halabées (mais je l’aime bien. Il a juste des projets saugrenus, pour ne dire que cela !).

L’intrigue est juste incroyable : on part dans un jeu de piste avec une quête de la vérité dangereuse, dans des lieux improbables… et tout semble s’accorder autour des personnages pour consolider cette traque ! Fascinant, je vous dis ! Je voulais trop avoir le fin mot de l’histoire : Antoine réussirait-il à faire jaillir la vérité ? Percerait-il le secret de Louern ? En plus de ça, j’ai beaucoup aimé découvrir des aspects culturels de l’époque. Les Français pensaient-ils vraiment descendre de Troie ? Ça a piqué ma curiosité, c’est indéniable. Tout comme de rencontrer des personnages historiques dans la fiction ! Voltaire, Parmentier… j’étais ravie !

Bien sûr, je sais que c’est de la fiction. Mais c’est là où Éric Marchal fait fort, c’est qu’on ne le sait pas tant qu’on n’a pas lu les notes à la fin. Tout est basé sur des recherches et cela se sent. Ce n’est pas pesant, mais enrichissant, même si certains pourraient voir un excès de détails. J’ai juste trouvé que ça nous imprégnait toujours plus de cette époque. Sans compter que cette plume est douce, elle coule tout en nous embarquant. Si vous plongez dedans, attendez-vous à être emportés avec le courant sans trop vous en rendre compte. Normalement, pas de noyade, juste un bon dépaysement !

Humainement, aussi, ce roman est très intéressant. Les valeurs qui passent sont riches : la quête de la vérité est au centre, évidemment. Mais les existences de chacun des personnages offrent aussi beaucoup de prises pour de beaux messages : le pardon, la possibilité de se reconstruire après un drame, la force d’aller plus loin quand on croit à quelque chose, l’amour, l’amitié… Sur 600 pages, il y a de quoi faire, faites-moi confiance !

En conclusion, La part de l’aube est une jolie pépite que je conseille vraiment à tous ceux qui aiment l’historique, les sujets qui sortent un peu des sentiers battus et… qui n’ont pas peur des gros pavés. C’est un roman très riche, bien renseigné et qui nous fait vraiment voyager, en compagnie de plein de personnages uniques, auxquels on s’attache et qui font partie d’une intrigue fascinante, tout simplement ! J’ai mis deux semaines à le lire, et j’en ressors conquise. À qui le tour ? Ce sera un 19/20 pour moi !